Années 1990


J’ai commencé à pratiquer la photographie à la fin des années 90. À l’époque, j’étais fasciné par la photo de reportage, prise sur le vif et souvent en noir et blanc. La ville apparaissait comme un parfait terrain de jeu pour moi, et c’est tout naturellement que je me suis orienté vers la photo de rue. J’utilisais alors du matériel d’occasion assez rudimentaire, tel que des reflex à mise au point manuelle et des compacts télémétriques des années 60 et 70.

Années 2000


J’ai poursuivi mon parcours photographique dans les rues de Lyon, en compagnie d’un monstre sacré : le Leica M6. J’ai progressé dans la compréhension et la mise en œuvre de la technique propre à la photographie. Dans le même temps, j’ai affiné ma vision et j’ai commencé à imaginer de plus en plus précisément le style et le rendu que je voulais obtenir pour mes images.

Années 2010


J’ai progressivement cédé au progrès technique en passant au Contax G2, puis aux appareils photo numériques. Dans le même temps, je quittai la ville et ses rues inspirantes. Ma pratique photographique est devenue plus occasionnelle et centrée sur mes voyages et excursions, en France et à l’étranger.

Années 2020


Il a fallu se rendre à l’évidence : le numérique avait fini par m’éloigner de la photo qui me plaisait. La complexité des interfaces, la multiplication des possibilités et des paramètres, l’omniprésence des écrans, la facilité de pouvoir prendre énormément de photos sans conséquence, le caractère parfaitement propre mais aussi stérile et impersonnel des images obtenues … Je ne m’y retrouvais plus.

J’ai souhaité renouer avec les sensations de mes débuts, qui me procuraient une émotion grisante et organique : une pratique photographique centrée sur l’essentiel et basée sur des techniques anciennes. J’ai ressorti des cartons mes appareils quinquagénaires, et je me suis remis à shooter en noir et blanc argentique. Tout simplement.